À quelques semaines de sa sortie, nous avons pu rejouer à Pragmata lors d’une session preview d’environ deux heures. Voici nos nouvelles impressions sur le titre de Capcom.
On peut le dire, entre Resident Evil Requiem et Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection, l’année 2026 commence décidément très fort pour Capcom, dont la forme olympique ne faiblit pas. Et ce n’est visiblement que le début, puisque la firme japonaise ne compte pas ralentir la cadence au cours des prochains mois. Pour preuve, plusieurs années après son annonce, Pragmata se trouve enfin aux portes de sa sortie, récemment avancée au 17 avril sur PS5, Xbox Series, PC et Nintendo Switch 2. Et tandis que la date fatidique approche à grands pas, nous avons eu l’opportunité de reprendre en main le jeu lors d’une preview d’environ deux heures… qui n’a fait que conforter nos premières impressions à son sujet.
À la conquête de Pragmata
Prenant place immédiatement après la conclusion de notre dernier aperçu, cette nouvelle démo nous a permis d’expérimenter un peu plus en profondeur l’approche metroidvania de Pragmata. Alors, entendons-nous bien là-dessus : le titre de Capcom n’a évidemment rien à voir avec un Hollow Knight, un God of War Sons of Sparta, ou tout autre jeu du genre. Néanmoins, il nous invitera à évoluer dans un environnement à la Dead Space, où plusieurs zones sont reliées les unes aux autres via un tram, grâce auquel il est possible de faire des allers-retours à tout moment. Bien sûr, tout ne sera pas accessible au premier abord, et il faudra progresser dans l’aventure pour pouvoir accéder à davantage de zones de la station spatiale.

Au cœur de cette dernière : le Refuge, qui fait office de hub central et qui permet d’améliorer les armes, les modules et la combinaison de Hugh ; mais également les différentes capacités de Diana. Et c’est précisément sur ce point que Pragmata aborde alors les choses à la façon d’un metroidvania. Car dans ce jeu, il n’y a pas vraiment de points de passage. En cas de mort, ce sera retour immédiat au Refuge, en sachant que toutes les choses explorées et découvertes entre-temps le resteront. Cela dit, rassurez-vous : la station regorge de points de TP rapide, qui permettent donc très vite de reprendre son aventure. Même si cela nécessite alors de réaffronter tous les ennemis déjà vaincus, qui réapparaissent à chaque passage au Refuge.
Intensité et dépaysement sont au rendez-vous
Là où Pragmata se distingue d’un metroidvania, en revanche, c’est dans sa linéarité. Si la station spatiale reste un lieu ouvert propice à l’exploration, avec notamment quelques objectifs secondaires à réaliser ici et là, elle n’en reste pas moins un lieu balisé dans son ensemble. Peut-être même un peu trop par endroits, où la façon peu subtile dont Capcom nous indique le chemin tend à faire perdre son naturel aux environnements. Ce qui est tout de même dommage, car Pragmata bénéficie alors d’une direction artistique à tomber par terre, où le RE Engine vient sublimer une reconstitution spatiale de New York avec une vraie touche de science-fiction. C’est très différent de ce que le studio a l’habitude de proposer, et très franchement, on adore.

Et ne parlons pas du design des ennemis, qui nous promet assurément de très belles surprises. Car aux robots que nous avions déjà pu croiser lors de notre précédente preview sont venus se greffer de nouvelles créatures, comme les automates gigantesques aperçus dans l'avant-dernier trailer du jeu. De quoi nous donner froid dans le dos, même si l’objectif de Pragmata n’est évidemment pas de verser dans l’horreur comme Resident Evil. D’ailleurs, en bon jeu d’action-aventure, le titre de Capcom multiplie les séquences de combat à un rythme soutenu, ce qui nous permet alors de profiter comme il se doit de ses mécaniques de gameplay tout à fait originales. Et surtout, à notre grande surprise, bien plus riches qu’il n’y paraît.
Car une fois que le b.a.-ba semble être acquis, Capcom n’hésite pas à agrémenter ses systèmes d’une panoplie d’armes et de modules supplémentaires permettant de varier davantage ses approches, histoire d’éviter à une certaine monotonie de s’installer trop rapidement. Même si, à ce stade, cela reste malheureusement un risque si la durée de vie du jeu s’étend trop longtemps. Mais dans l’immédiat, on ne boude certainement pas notre plaisir à profiter de cette approche tout à fait originale mêlant hacking, tirs et esquives. D’autant plus quand elle est mise à profit dans des combats de boss tels que celui qui a clôturé notre démo, et qui promet des moments d’action réellement époustouflants en termes de mise en scène.

Une histoire de complicité
Reste maintenant à découvrir ce que vaudra Pragmata côté scénario, point sur lequel Capcom continue pour l’instant volontairement de garder le flou. Mais en tout cas, une chose est sûre : de ce que nous avons vu lors de nos différentes previews, la relation entre Hugh et Diana sera au cœur de tout, et cela nous réjouit d’avance. Quelques minutes à leurs côtés suffisent en effet à faire naître une véritable complicité entre les deux héros, qui échangent et apprennent l’un de l’autre à chaque instant. Jusque dans les combats, d’ailleurs, où Diana assure nos arrières en nous avertissant d’une attaque imminente pouvant se préparer hors champ. Et c’est sans compter le lore du jeu, explicité par petites touches via des documents et logs vidéos.

On attend Pragmata… comme la nouvelle pépite potentielle de Capcom
Il aura fallu du temps à Capcom avant de pouvoir nous en montrer davantage sur Pragmata, mais chaque nouvelle présentation survenue depuis l’été 2025 nous conforte dans l’idée que l’attente en valait vraiment la peine. Original dans son approche, touchant dans son écriture, merveilleux dans sa direction artistique, cette nouvelle licence a déjà tout ce qu’il faut pour s’imposer comme la future pépite potentielle de l’éditeur japonais. Autant dire, donc, qu’on trépigne d’impatience à l’idée de pouvoir poser les mains sur la version finale le mois prochain.